dimanche 24 août 2025, par
À quelques jours de la magnifique soirée qui nous a réunis pour fêter les cinquante ans de Diego, je réponds à la demande de certains d’entre vous, présents ce soir-là, qui souhaitaient en savoir plus sur cette belle histoire d’amitié « ardechilienne » et sur quelques-unes de ses chansons emblématiques.
Et notamment sur La Partida (Le Départ) qui, tout comme la chanson sur les frontières -No Existen- est devenue un élément indispensable de nous retrouvailles et aventures musicales. Comme ce jour d’août 1989 sur la Place des Vans, à l’occasion du Festival des Vans et des Trois Vallées.
La Partida de ce soir-là, rehaussée par la participation exceptionnelle du grand accordéoniste argentin Raúl Barboza, était absolument de circonstance.
En effet, comme le faisait remarquer Patrick dans sa présentation, c’était la veille de mon retour au Chili après 14 ans d’exil. L’imminence de notre séparation m’avait d’ailleurs poussé à écrire une chanson en français pour les copains de la Typical Rural Band qui lq découvriraient en direct pendant le concert. Comme mille et une fois autour de la grande table de la maison de Saint Ouen ou de l’estaminet de La Lichère, Patrick a pris sa guitare improvisé un accompagnement subtil et sensible qui m’émeut chaque fois que je réécoute La même vie.
NO EXISTEN
Née entre Saint Ouen et La Lichère, cette chanson est un condensé de l’état d’esprit qui réunissait des êtres venus de partout. Elle a été écrite et composée par Patrick et moi j’ai, bien entendu, traduit le texte en espagnol.
Voici les paroles avec une troisième strophe "sur mesure" que nous avons chanté le 16 août 2025 pour la fête des 50 ans de Diego.
Je te parle d’une frontière, qui n’existe que dans la tête
De quelques dirigeants et peut-être dans quelques autres têtes
Elle n’existe pas, entre toi et moi
Elle n’existe pas...
Sauf sur un panneau mal clouté
Sauf dans la loi du douanier
Sauf s’il y a du minerai d’un côté
Elle ne demande qu’à être ignorée.
Yo te hablo de una frontera que no existe sino en la cabeza
de algunos dirigentes y tal vez en otras cabezas
Ella no existe contigo
Ella no existe,
salvo en un letrero mal clavado
salvo en la ley del aduanero
o si hay minerales a un lado
Elle solo pide que la ignoren
Yo te hablo de una frontera
qui n’existe que dans la tête,
de algunos dirigentes
et peut-être dans quelques autres têtes
Ella no existe
entre toi et moi
Ella no existe
Sauf sur un panneau mal clouté
salvo en la ley del aduanero
Sauf s’il y a du minerai d’un côté
Elle solo pide que la ignoren
–
La strophe pour Diego :
Cher Diego ce soir pour toi, pour fêter ton anniversaire
nous voulons chanter en chœur, cette chanson "ardechilienne"
Nous la chanterons, mille et une fois
Nous la chanterons,
Tant que vivra notre amitié
Elle sera là pour nous rappeler
Que malgré la loi du douanier
les frontières nous voulons toujours ignorer